Jean-Michel Basquiat : The Radiant Child de Tamra Davis
En prélude à l'exposition du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (que nous abrégerons par la suite en MAM), on peut voir en ce moment sur les écrans un documentaire très intéressant sur ce jeune peintre des années 80 New-Yorkaises.Mine de rien, Basquiat, avec son sourire d'ange et sa tignasse enchevêtrée, a bouleversé l'art de son époque, l'a extirpé du minimalisme où il se congelait.
Le film, réalisé par une de ses proches, bâti un peu à la va comme je te pousse, insiste sur sa personnalité très touchante au détriment de son oeuvre, tombant ainsi dans le travers que Basquiat dénonçait lui-même. De l'aube au crépuscule de cet artiste, il s'est passé bien peu de temps.
J'ai fait deux découvertes surprenantes :
1. anecdote people. Madona a eu une histoire avec Basquiat. C'est rigolo de voir la petite amie attitrée de l'époque (Vénus) avouer qu'elle se rappelle non sans honte s'être crêpé le chignon avec Madona dans une boite de nuit. Ce qui me surprend surtout c'est que Madona ait fait partie du milieu arty underground de New-York au début des années 80. Ca devait vraiment déménager. Ils étaient à peu près 500 à hanter les nuits de Bowery à l'époque, tous artistes ou se prenant pour tels. Ils se connaissaient tous. Ils se retrouvaient toutes les nuits.
2. Les tableaux de Basquiat contiennent beaucoup de références à l'histoire de l'art. Je ne m'en étais pas aperçue. Je promets d'être attentive quand j'irai visiter l'expo qui lui est consacrée en ce very moment au MAM.
Basquiat a laissé 900 tableaux en encore plus de dessins. Quelle énergie !