Shahada de Burhan Qurbani

Publié le par Rhoda

 

 

ShahadaCe mercredi matin j'avais envie de voir la grosse sortie américaine dont tout le monde parle, Le Discours d'un roi, le film que plusieurs oscars menacent. Mais je l'ai réservé pour ce week-end parce que l'Homme m'a promis que nous irions au cinéma tous les deux et que je crois en l'Homme, à défaut de croire en dieu.

Alors voilà, je sors du cinéma et je me sens toute moulue à cause de ce film qui n'y va pas avec le dos de la cuiller à malédictions: Shahada. Il évoque la vie et les tourments d'une demi-douzaine de jeunes allemands d'origine diverses, musulmans ou qui le furent ou dont les parents le furent. Il démontre en gros qu'un lien à cette religion n'est pas un bon karma, si l'on peut dire. 

Maryam sombre dans la folie faute de pouvoir surmonter sa culpabilité après un avortement, un flic quitte femme et enfant pour expier sa faute auprès de celle sur qui il a tiré, Sami est incapable d'accepter son homosexualité. Les personnages sont chargés et l'on traque les signes d'espoir.

Il y en a pourtant. Ils viennent de la chaleur et de la tolérance de cette communauté musulmane réunie autour de son imam qui prêche l'amour et le pardon. Il affirme que dieu aime toutes les formes d'amour. Les femmes ne sont pas en reste, admiratrices de Khadija, la première épouse de Mahomet, femme d'affaire et de tête. L'une d'elle plaisante et proclame que dieu a tant à faire avec les péchés des hommes qu'il ne se mêle pas de ceux des femmes.

Il y a des signes d'espoir mais les jeunes ne peuvent pas les voir, perdus dans leurs contradictions et leurs désirs. Alors ils souffrent et infligent la souffrance.

Je promets de ne plus me moquer de ces jeunes filles qui cachent leurs cheveux dans le métro. Je me contenterai d'être contente si je les vois sourire et si le sang ne ruisselle pas entre leurs cuisses. 

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Publié dans Films

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