Van Dongen, fauve, anarchiste et mondain au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris
Kees Van Dongen - Fernande Olivier - 1905
Vendredi dernier, dans le cadre de mes œuvres sociales, j’ai invité Cheval Cabré et Mister Van Cleeve à l’exposition Van Dongen au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris. Je vous les conseille ces deux-là ! Vous les connaissez, ce sont des compagnons de sortie très agréables mais nous avons plus souvent l’occasion de les croiser dans les bars que dans les musées. Et ils ne changent pas leur conduite dans ces lieux !
En entrant, ils ont commencé par se plaindre du fait que la moyenne d’âge des visiteuses était bien trop élevée ! Ensuite, ils ont tout regardé avec attention mais en échangeant des plaisanteries et des bons mots. Leurs éclats de rire leur ont attiré plus d’un regard courroucé des dames comme il faut qui les côtoyaient. Mais je dois reconnaître que c’était très plaisant.
Revenons à l’exposition. Elle présente une vision très partielle de l’œuvre de Van dongen, centrée sur ses années parisiennes, justifie la présentation officielle. Ça me convient très bien. Ce que je préfère dans l’œuvre de ce peintre, ce sont justement ces portraits de femmes en gros plans de ses années bohèmes. La couleur sort du tube, épaisse et grasse. Le teint n’évite ni les verts ni les bleus mais les roses, les rouges dominent. Les yeux sont immenses et largement fardés. Les figures sont rondes, animées. Van Dongen peint les filles de son entourage.
Plus tard, son succès le mène dans la haute société. Les figures féminines s’allongent, se parent de bijoux, prennent des poses, les tons passent aux bleus. En j’aime moins.
Van Dongen, anarchiste à ses débuts, finira par être l’un des artistes français invités au voyage de propagande du 3ème Reich et par mourir à Monaco. Décidément, il était plus sympa quand il fréquentait le Bateau Lavoir !
Après toute cette culture, mes deux affreux m’on invitée à déjeuner sur la terrasse de Tokyo Eat, juste en face. C’est une superbe terrasse, un restaurant au service et à la cuisine plutôt sympas. Mais un peu cher. Question de quartier.
Ensuite, nous nous sommes séparés. Cheval cabré devait honorer plusieurs rendez-vous dans des bars. Mister Van Cleeve a enfourché sa terrible moto bleue et est reparti exterminer quelques moustiques.