Dernier jour de vacances, Carmona

Publié le par Rhoda

 

Sur la route entre Cordoue et Séville, étrangement surélevée dans  une plaine, se trouve la petite cité de Carmona.  Elle abrite un alcazar, hélas très délabré, et elle est célèbre pour le grand nombre de couvents et d’églises qu’elle abrite.

Une parte des bâtiments de l’alcazar a été restaurée (en mode Viollet-Le-Duc) pour accueillir un parador. C’est une chaine d’hôtels de luxe espagnols dont la particularité est d’être installée dans des monuments historiques. Par exemple, il y en a un dans l’alhambra. J’avais très envie de passer une nuit dans un parador, alors j’ai réservé celui de Carmona. C’était beau !

C’était beau mais le service du bar était surprenant. Nous avons attendu une éternité pour nous faire servir. J’ai demandé un Vino de Malaga (celui des vieilles anglaises) pour l’Homme et pour moi. On nous a servi un Pedro Ximenez même pas frais ! Ensuite nous avons été éclaboussés par les glaçons des allemands d’à côté qui cherchaient à boire leur broc de sangria jusqu’à la dernière goutte. Pour finir, le serveur a changé et celui-là nous a servi  un malaga bien frais. L’Homme s’est ensuite rué sur  une bouteille d’eau, proclamant bien fort que je lui avais empâté la bouche avec mes breuvages.

Le repas était très honnête mais nous étions entre un groupe de japonais et un groupe d’allemands. Le buffet de dessert était à volonté mais je vous promets que j’ai été raisonnable. En fait, je n’aurais même pas dû en prendre mais …

Du balcon de notre chambre, on pouvait voir la campagne à des kilomètres alentour. Seulement il y avait beaucoup trop de vent pour sortir sur le balcon. Et après il a fait nuit. Nous avons très bien dormi, dans un calme monacal.

Le lendemain, il nous restait encore quelques heures pour visiter Carmona. La vieille ville a beaucoup de caractère. Nous sommes passés devant des couvents, cerrados et des églises, cerradas. Elles avaient de jolies coupoles recouvertes  de tuiles romaines et d’herbes folles. Nous avons déambulé au hasard (c’est la technique de l’Homme : ni plan ni maître et on finit le tour de la ville en 30 minutes). Nous sommes tombés sur le marché de Carmona, marché aux quatre côtés fermés par des arcades blanches. Il est très joli mais son potentiel est gâché par ce qu’on y vend : surtout des fringues et des chaussures de mauvaise qualité. Aux deux extrémités de la ville, nous avons vu la porte de Séville, médiévale, violemment restaurée, et la porte de Cordoue, XVIIème, sans grand intérêt. Vers 11 heures 30, les cafés ouvraient enfin. Nous nous sommes assis à une terrasse, devant une maison recouverte d’azulejos, et nous avons écouté le temps passer. Carmona est un lieu destiné aux rêves et aux siestes. Il faudrait rester plus longtemps, sans aucun but, et s’acclimater au rythme.

Sur le chemin de l’aéroport, nous nous sommes encore arrêtés dans une nécropole romaine. L’Homme a joué les Indiana Jones. Les équipements audio-visuels étaient très bien faits. Heureusement, parce qu’il ne restait rien dans les trous. Pas le moindre squelette.
Et puis voilà, c’était fini.

 

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L'entrée du parador

P1020874.JPGBeaucoup de vent dans les rues de Carmona

P1020875.JPGLe marché

P1020885.JPGLa maison aux azulejos

P1020890.JPGIndiana Jones

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Publié dans Rhoda

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B
<br /> Il est où son fouet???<br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br /> Il m'avait attachée avec et jetée dans le trou. J'ai eu très mal.<br /> <br /> <br /> <br />