Film : Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures

Publié le par rhodathewaves

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Film anglo-franco-germano-hispano-thaïlandais de Apichatpong Weerasethakul.

 

C'est le grand jeu de la rentrée : dire 5 fois de suite "j'ai vu Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul". Cela nécessite un certain entrainement. Et dans mon cas, c'est vrai. Et je regrette de ne pas avoir emmené 2 ou 3 d'entre vous.

 

Le début du film est magnifique. Boonmee se souvient de sa vie de buffle (j'interprète, uniquement guidée par le titre). Il est gras et fort comme les rizières qui l'entourent. Son pelage luit de bonne santé. Il rompt sans effort son attache et part pour un petit tour en forêt.

 

On pourrait rester sous ce charme, dans cette campagne abondante, rencontrer des êtres doux à la parole lente et chantante, des fantômes bienveillants, des grands singes à la peau bleue et aux yeux rouges. Mais je me suis rapidement lassée. J'ai été laissée au bord du chemin. La rêverie, la magie n'ont pas opéré. J'ai été frappé par le ridicule de ce poisson chat entre les jambes de la princesse. La caméra parcourant sans fin les parois accidentées d'une grotte utérine a bien failli m'endormir. Quant à la fin du film, je préfère ne pas en parler. C'est décousu. Ca ne fait pas sens.

 

Les critiques que j'ai pu lire et entendre sont partagées. Une bonne moitié semble penser comme moi, sans doute les vieux cons rationalistes. Les autres trouvent ça magnifique, un monde de rêve s'ouvre devant eux. Ben tiens. Je ne sais pas si je dois les envier ou les soupçonner d'être trop fort influencés par la palme d'or.

 

J'ai connu autrefois un collègue qui s'appelait Bounmy (on l'écrivait comme ça mais je suppose que c'est une autre transcription du même prénom). Il était d'origine laotienne. Dans le film, Boonmee recrute de préférence des ouvriers laotiens dans sa ferme, il les dit plus durs au travail. Cela m'a fait sourire. Mon Bounmy était dur au travail lui aussi. Il fut l'un de mes premiers chefs de projet et m'a fait rentrer plus d'une fois de Romainville après 22 heures.

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Publié dans Films

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