Film : Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu
Cette année encore, nous voilà gratifiés d'un très bon Woody Allen. Mes plus fidèles lecteurs m'accuseront peut-être de dire ça tous les ans. Tant pis pour le manque d'originalité. On s'en passera et on se réjouira.
Celui-ci se passe à Londres et dépeint un moment de la vie des gens qui tournent autour de Sally, la toujours mal coiffée Naomi Watts. L'année dernière, le message était optimiste (in : Whatever works). Il n'y a pas de destin, pas de mission, pas de dessein mais on peut réussir à être heureux sur cette terre grâce à l'amour et en s'emparant de toutes les petites pépites de bonheur qui trainent sur le chemin.
Cette année, c'est beaucoup plus ironique et désespéré. Le message tient tout entier dans la citation de Shakespeare placée en exergue : Life ... is a tale told by an idiot, full of sound and fury signifying nothing...
Ceux que nous regardons se débattre dans ce film tels des insectes sous un microscope vont mal quand le film commence et, aussi tranchés soient leurs choix, ils vont encore plus mal à la fin. Sauf les deux imbéciles heureux qui choisissent de plonger dans une folie dont ils partagent la douceur. Sauf peut-être aussi le seul beau ténébreux du film, Antonio Banderas, beaucoup plus séduisant en patron de galerie amateur d'opéra qu'en bête de sexe.
Ma propre philosophie reste "whatever works", et regarder ce film, ça marche pas mal !