Roman : Les Maia de Eça de Queiroz

Publié le par rhodathewaves.over-blog.fr

 

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      J’ai commencé ce livre à Paris et je l’ai fini à Ericeira, sur la côte atlantique portugaise. C’est le seul roman portugais du XIXème siècle que j’aie jamais lu. J’ai été charmée. Il mérite sa réputation de chef-d’œuvre. Eça de Queiros se place dans la tradition réaliste. Son style en a le cristal.

 

      Nous suivons trois générations de la très riche et très noble famille des Maia dans cette grande saga : le grand-père, admirable figure voltairienne, le fils faible de caractère car victime d’une éducation dévote, le petit fils, doué, brillant mais dilettante. A travers eux, c’est toute la bonne société lisboète qu’embrasse l’auteur, soulignant les ravages causés par l’oisiveté, la déliquescence morale, la faiblesse des femmes. L’amour est condamné mais la chaleur de l’amitié masculine permet de ne pas désespérer. 

 

       C’est un roman réaliste mais Eça de Queiros adopte fréquemment un ton détaché et malicieux. Il observe cette société finissante en mêlant une bonne dose d’ironie à une profonde tendresse.

 

      Les jeunes élégants du roman n’arrêtent pas de filer de Lisbonne à Sintra pour y goûter un peu de fraîcheur et y manger des tartelettes. Cela m’a donné le goût de visiter Sintra et comme Brin d’Acier m’a approuvée, nous l’avons fait. Les jardins de Sintra sont enchanteurs. On rêverait de s’y asseoir avec un livre. Quant aux tartelettes, je n’ai pas pu les goûter pour cause de régime et si elles n’ont pas fait l’unanimité, Pimprenelle, notre référence gastronomique a eu l’ait d’apprécier. Les photos ci-contre ont été prises lors de cette balade. 

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Publié dans Livres

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