The Company Men de John Wells

Publié le par Rhoda

The Company MenC'est une situation qu'on connaît tellement bien ! On l'a vécue, on a soutenu des proches qui la vivaient, on a prié pour que des copains n'y sombrent pas. Alors quand un film s'y intéresse, on est forcément touché, même si ce film n'est pas un chef d'oeuvre.

 

Une multinationale en difficulté veut faire monter le cours de son action (et les stock options de ses dirigeants), elle restructure, dégraisse, licencie. Jeune commercial brillamment diplômé aux dents longues, cadre historique de la société, bras droit et ami du patron, ils sont trois à se retrouver dehors, trahis, en rupture avec le modèle américain.

 

Ils vivent le chemin de croix du déni, des stages d'aide à la recherche d'emploi ineptes, des entretiens humiliants, des appels à l'aide, de la gêne de leur entourage. On connaît tout ça.

 

Le premier choc est subi par les familles. Certaines refusent d'assumer, ou explosent. Notre jeune cadre a bien de la chance d'être marié à une femme qui vient d'un milieu modeste, qui sait affronter les coups durs, qui lui ouvre les yeux.

 

Un peu agaçant quand même le côté gnangnan familial : jouer au basket avec son fils, travailler dans la boite de son beau frêre, apprendre à faire des vraies choses avec ses mains, trouver sa dignité dans le travail, réparer les choses plutôt que de jeter.

 

Un peu gnangnan par certains côtés mais pas si mal vu par d'autres : il est difficile pour un col blanc de se résoudre à dégringoler et à se salir les mains. C'est difficile mais c'est courageux. Plus que de s'asphyxier dans son garage. On a peut-être abandonné trop vite notre industrie, nous aussi.

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Publié dans Films

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