Week-end à Amsterdam - Day 3

Publié le par Rhoda

 

Je vous l'avoue de repente, nous ne fûmes point aussi actifs le lendemain. Nous commençâmes  la journée par une nouvelle aventure : prendre le tram.  Des trams silencieux sillonnent les rues d'Amsterdam. C'est le moyen de transport le plus prisé des habitants de cette ville après le vélo. Nous devions aller dans le quartier des musées, quartier relativement éloigné de l'hôtel et nous ne voulions pas nous fatiguer ni mettre en péril notre visite du fameux Rijksmuseum, temple des beaux arts hollandais. De plus, la pluie menaçait encore plus sérieusement que la veille. Prendre le tram s'est avéré d'une grande facilité.

 

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Belles maisons dans le quartier des musées.

 

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L'impressionnante façade du Rikjsmuseum.

 

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Gabriel Metsu, Dame lisant une lettre, 1664 - La chaussure abandonnée indique qu'il s'agit d'une lettre d'amour.

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Quand nous posâmes le pied dans la cour du musée, la file d'attente était longue et la pluie redoutée commençait à tomber sur la tête des visiteurs, faisant fi de toute courtoisie, nous doublâmes tout le monde en brandissant nos billets coupe-file et nous entrâmes. Le Rijksmuseum est immense mais en ce moment, et jusqu'en 2013, il est en travaux. Heureusement, quelques centaines d'oeuvres bien choisies ont été regroupées dans l'aile toujours accessible. Je me suis donc perdue pendant deux heures devant les portraits de Frans Hals, les peintures de Rembrandt et de ses suiveurs, les 4 petits Vermeer, tellement intimes. J'avais déjà vu certains de ces tableaux dans l'exposition ' L'âge d'or hollandais, de Rembrandt à Vermeer' à la Pinacothèque en 2009. Les revoir fut une joie. Grosse déception cependant : la fille à la perle n'était pas exposée.

Dans les deux dernières salles, le Rijkmuseum mettait en vedette un peintre du XVII ème siècle que je ne connaissais pas : Gabiel Metsu. Les oeuvres exposées montraient une grande versatilité dans le style et dans les thèmes. Je fus séduite par ses peintures de scènes intimes montrant la vie quotidienne de son époque.

Pendant que je m'extasiais à satiété, l'Homme parcourait lui aussi ces salles enchantées mais à un autre rythme et selon une autre méthode : il accomplissait quatre ou cinq révolutions. Puis, rassasié, il sortit m'attendre, fumant quelques cigarettes devant la patinoire qui occupait les jardins du musée.

Nous nous retrouvâmes à la sortie pour une longue promenade le long des canaux qui nous ramena à l'hôtel où, faut-il l'avouer, une longue sieste nous remit à neuf.

Après ça, nous versâmes dans l’ethnologie et visitâmes un supermarché. Tous les légumes étaient proprement emballés et sous plastique. Au centre du magasin trônaient plusieurs énormes palettes de Heineken. Au rayon des confiseries, un grand espace était consacré aux boites de copeaux de chocolat dont les enfants parsèment leurs tartines de beurre. Je faisais de même autrefois, mais il fallait râper soi-même la plaquette de chocolat.

 

Dans la soirée, nous retournâmes faire un tour au quartier rouge parce que nous l'avions vu à la lumière du jour et donc, pas très rouge. Là, toutes les lumières étaient allumées mais les dames étaient moins nombreuses dans leurs vitrines. Des groupes de jeunes hommes parcouraient les rues avec leurs canettes de bière à la main. Ils semblaient s'amuser. Pour notre part, nous ressentîmes plus de malaise que de gaieté et nous nous refugiâmes dans un quartier moins spécialisé, pour déguster fromages et tarte au pommes, distraits par le va et vient des chalands.

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Publié dans Rhoda

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B
<br /> Il n'y a pas que les copeaux de chocolat, il y a tous les vermicelles au chocolat et de couleur sur une tartine de beurre. miam:)<br /> <br /> <br />
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R
<br /> Il faudra absolument revenir quand le Rijksmuseum aura réouvert ... en 2013. Chéri, tu prends les billets ?<br /> <br /> <br />
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