Rubens, Poussin et les peintres du XVIIe siècle au Musée Jacquemart-André

Publié le par Rhoda

Pierre-Paul Rubens – Le Bain de Diane

Pierre-Paul Rubens – Le Bain de Diane (détail) – 1635-1640 – Museum Boijmans van Beuningen, Rotterdam

 

 

Dimanche dernier, Perle de Rosée invitait ses amis à un brunch pour fêter son anniversaire. Inutile de vous dire que mes parents et moi devions déguerpir dès 11h30. Elle a magnanimement accepté que nous l'aidions à tout préparer, elle m'a même fait faire des panacotta qu'elle a oublié de servir plus tard et Ouste ! dehors.

 

Dehors avec 4 heures à tirer, dans un froid glacial. Mais nous étions à Paris et les ressources n'y manquent pas.

 

De plus en plus, quand mes parents "montent à la capitale", ils choisissent de retourner dans les mêmes endroits.

La grande exposition du Grand Palais, le salon de thé Angelina, la Grande Epicerie constituent des étapes incontounables. Le musée Jacquemart André en est une autre et cette année, nous l'avons exploitée à fond.

 

Nous avons commencé par un brunch dans le salon de thé du musée. L'endroit est magnifique, le brunch excellent et copieux, le beurre d'Isigny. La seule chose qu'on puisse lui reprocher, c'est que les tables sont bien trop petites pour y faire tenir toutes les boissons et victuailles.

 

Repus, nous avons parcouru quelques salles du délicieux hôtel particulier avant de nous perdre dans l'exposition Rubens, Poussin et les autres peintres du XVIIème siècle. Les salles d'exposition sont toujours petites au musée Jacquemart mais ce dimanche, ô surprise, elles n'étaient pas bondées. Le classissisme a mauvaise réputation. Les expositions temporaites y sont toujours d'excellente qualité et celle-ci ne faillit pas à la règle.

 

Elle montre comment l'importance de l'influence de la peinture flamande au début du XVIIème siècle français s'estompe peu à peu pour laisser place à la naissance d'une école classique nationale plus inspirée par l'Italie.

 

C'est l'occasion d'admirer une solide Diane au bain de Rubens, un remarquable portrait  d'une Marie de Médicis peu engageante par Van Dick, des scènes au caractère vif et malicieux de David II Téniers ou des frères Le Nain, un plat d'abricots veloutés dont j'ai injustement oublié le peintre. C'est vrai que je suis moins fan de la deuxième partie, de Poussin et du fameux classissisme à la française.

 

En sortant, je me suis perdue un long moment dans le musée italien du musée Jacquemart, qui est toujours là et que j'ai trop souvent négligé lors de mes visites dédiées aux expositions temporaires. La salle florentine et la salle vénitienne méritent des heures de contemplation.  A tel point que j'ai bien envie d'y retourner.

 

Vous croyez que si je leur fais miroiter un brunch, je pourrais emmener l'Homme, Perle de Rosée et Luke y faire un tour pour les vacances de Noël ?

 

 

 

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Publié dans Musées - expositions

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