Week-end à Chantilly

Publié le par Rhoda

 

Eros
Dans le parc du château de Chantilly, sur l'Ile de l'Amour, rencontre entre l'Homme et Eros.
   

Avec l'Homme, nous avons passé le week-end à Chantilly. Vous vous demanderez peut-être ce que nous étions allés faire là-bas, dans une ville qui semble toute entière dévolue au golf et au cheval, sports que nous ne pratiquons ni l'un ni l'autre et réciproquement.

 

Nous sommes allés nous mettre au vert pour un week-end. J'avais envie de visiter les collections de peinture du château depuis fort longtemps et bien que ce soit proche de Paris et que je ne manque pas de temps libre, j'ai toujours eu la flemme de prendre le train jusque là bas. J'ai attendu que mon chevalier servant m'y emmène.

 

Nous sommes partis le vendredi soir pour une première étape qui devait tout à la nostalgie et rien à la gastronomie. Lecteur, lectrice (comme écrit Perle de Rosée), toi qui fus enfant dans les années 70, te rappelles-tu les repas familiaux à la Courte Paille, au bord de l'autoroute ? Sois rassuré, lecteur, lectrice. Les courtes pailles existent toujours. Si la plupart d'entre elles n'ont plus de toit de chaume, elles ont gardé la plupart de leurs traditions. En particulier, j'ai pu déguster un petit pot de glace vanille fraise surmonté d'un toit de courte paille en plastique !

 

 Statue du Grand Condé

Le Grand Condé, protecteur de Molière, veille toujours sur le parc du château.

   

Après cette première extase, nous avons découvert notre hôtel. Je l'avais choisi non pour son charme mais pour sa piscine, son hammam, son jacuzzi. Je n'avais pas prévu qu'une intervention chirurgicale bénigne m'interdirait l'accès de ces installations. Mais même sans charme, le confort était là. 

 

Le lendemain, nous sommes allés visiter le château, les appartements privés, les collections, le cabinet des livres. Le guide des appartements privés nous a longuement parlé de celui qui fut le dernier occupant du château, le duc d'Aumale, un des fils de Louis-Philippe. Je ne suis pas très forte en histoire du XIXème siècle, et d'ailleurs cela me gène souvent dans mes lectures, de la Comtesse de Ségur à Balzac. Mais j'imagine quand même que ça n'a pas dû être cool tous les jours. Un jour fils de roi, le lendemain émigré, un jour général applaudi, le lendemain proscrit.Et toujours riche à millions.

 

Au milieu de tout ça, le duc d'Aumale ne s'est pas trop mal conduit. Il a accumulé une riche collection de tableaux, de livres, d'objets d'art qu'il a légués à l'institut de France et que nous pouvons admirer au château de Chantilly.

 

Note pour Biscotte : Il a aussi beaucoup aimé les femmes et a laissé son nom à une position érotique où le monsieur est paresseux, ce qui est peu digne d'un vaillant militaire tel que lui.

Les peintures sont exposées à l'ancienne : serrées les unes contre les autres, elles couvrent tout le mur. Elles ne sont rangées ni chronologiquement, ni par école mais plutôt par association d'idée ou en fonction de leur géométrie. Ce n'est pas un conservateur de musée qui a choisi l'accrochage mais un collectionneur passionné.

 

Tout n'est pas d'une qualité exceptionnelle. Certaines oeuvres sont liées à des souvenirs. Le duc affectionnait les orientalistes, les scènes de bataille. Cependant, certains chefs d'oeuvre vaudraient le déplacement à genoux jusque là bas : Gabrielle d'Estrée au bain, la vierge de Lorette de Raphaël, le portrait de la belle Simonetta Vespucci par Piero di Cosimo.

 

On pourrait aussi passer des heures dans le petit cabinet des Clouet, à regarder un à un des dizaines de petits portraits de parsonnages de l'histoire de France des XV et XVIème siècles.

 

Dans le cabinet des livres, la collection n'est bien sûr pas accessible. Mais rien que de savoir que c'est la place naturelle des Très Riches Heures du Duc de Berry, j'avais la chair de poule.

 

Ensuite nous avons visité le parc, immense et varié, à la française, à l'anglaise, à sec, mouillé. Ouf ! Il y a même un hameau miniature, sont on dit qu'il inspira celui de Marie Antoivette. Et dans le moulin du hameau, un petit restaurant où nous avons dégusté la fameuse crème Chantilly. Biscotte nous avait recommandé de ne pas la rater. Il avait bien raison. C'était un péché mortel.

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Publié dans Musées - expositions

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B
<br /> On pourrait aussi citer l'une des dernière singerie en France et le jolie temple d'Aphrodite dans le jardin :)<br /> Quant à la crème... Je te l'avais dit ;-)<br /> <br /> <br />
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